Errances photopensées
Par Fuguerrante
Sur l’autel dénudé de ma vie en quémande
Humblement résignée, je propose une offrande
Mon cœur est barbelé des larmes du réel
Griffures effilées qui aveuglent mon ciel
Si au mur de douleur s’offre une déchirure
Que mon front s’y appuie malgré la meurtrissure
Que je respire un air épuré des souffrances
Et m’autorise un pas en brèche d’espérance
Juste un instant béni, rêver la liberté
La trêve des tourments au jardin déserté
Si de l'autre côté, une autre main se tend
Accepter le voyage, le coup de pied au temps
Dans l’eau claire jaillie qui éclabousse tout
Ancrer la lumière qui magnifie les fous
Accrocher les couleurs dans le froid et les ombres
Ne vouloir que douceur et répudier le sombre
Repriser les accrocs de mes nuits déchirées
Aux fils d’insouciance d’une enfance égarée.
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