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Errances photopensées

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Alli a écrit:

...

 de quoi nourrit-on nos mondes oniriques?
de simulations de nos ideaux a projeter sur l'autre, bien souvent, ou, à défaut, on sert de suport pour que l'autre puisse voir son film se dérouler.

J'ai bon ou pas?

 

 

 

 

C'est quoi les mondes oniriques, d'abord? Ceux qu'on voudrait bien... si on pouvait???
Est-ce que c'est la seule définition du rêve?
Juste des aspirations de ce qui serait quand même vachté bien, mieux, génial pour nous-soi?
Des miracles que tu espères en gardant une foi, dans un coin de ton Toi, pour si des fois, y aurait un Dieu sympa qui serait pas trop occupé avec les rêves de tout le monde?
Je rigole mais je ne me moque pas...
Si on avait pas l'espoir des lendemains qui chantent enfin l'air qu'on se sifflote en aparte (ou pas!), ben oui, hein?, ça serait quand même bien chiant la vie.

Maintenant, de quoi les remplit-on?
J'ai peur que ce ne soit que des trucs "ricochets", "conséquences" de comment tu vis, tu perçois la réalité, c'est ta propre bouteille et ta capacité personnelle à y mettre ton Paris à toi...
 

L'Alli poursuit :

Pas mal...Pour poursuivre pourquoi coller forcément Paris en bouteille alors qu'on peut pousser le canulard surréaliste jusqu'à mettre des bouteilles en bouteilles.
Plus ça va plus je trouve toute relative l'importance de plaquer du réel dans le rêve,alors qu'on a déjà du rêve à remodeler qui est tout de mêm plus élaboré, au départ, que nos brutes pulsions d'animaux dépensant.
J'aime mieux les roses aux vents mauvais couchées sur les feuilles mortes qui brouillent les cartes que le jeu biaisé des ultra lucides qui somme toute nous les brisent et ne se déploient pas.
En bref, si le fantasme se nourrit du réel, comme tu as su le souligner, si on nourrit le fanstasme du fantasme, on obtient du fantasme au carré, puis au cube...puis ainsi de suite, vers l'infini et au dela?
Jusqu'ou on va trop loin? jusqu'ou on reste trop prés?
Réponse subjective et individuelle, certes, mais les grandes lignes, ça existe encore ou je suis en gréve irrécupérable des transports en commun?

 
Non, Jeff, t'es pas tout seul...........
 

Et les transports en commun, des fois ça te repose l'intelligence et entretient la socialisation minimum...
Pour le rêve nourri de manière exponantielle... ça dépend de la consistance des puissances affectées à la valeur initiale... Moi je me méfie des maths et des matheux (surtout quand ils veulent mettre leur science exacte au service du non palpable, non quantifiable, non qualifiable si des fois, ils réussiraient pas à nous en faire un produit de consommation tout bien ficelé, avec des promos à Noël).
Les raisonneurs ça te tue la poésie!
Jusqu'où on va trop loin? Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris ta question? Ca m'embête! Pas envie de sortir un pavé qui n'a rien à voir. Déjà que quand je comprends bien, je me barre ailleurs quand même.
Jusqu'où va-ton trop loin dans le rêve...???

Je vais te dire. Pour moi (si t'es pas trop fragile de la lucidité, hein?), jamais assez loin quand on est éveillé. Pourquoi se priver de franchir des frontières inviolées si ça te chante dans les fantasmes dont tu es le seul créateur et que t'es pas obligé d'en faire l'étalage si tu sens que ça peut "coincer" l'intelligibilité étrangère. Je te parle pas des psychopathes, bien sûr! Je te parle des gens gentils comme toi et moi (surtout moi!)...
J'ai dit jamais assez loin quand on est éveillé parce que c'est toi qui, conscient, gère le début et la fin. Tu peux t'arrêter pour planter tes patates et reprendre avant d'aller chercher les gosses à l'école...

Moi et là, je vais Blooder certainement, mais bon, ça m'interesse, c'est le rêve "inconscient". Oui! celui où tu te trouves embarqué quand tu t'endors... Et j'en parle parce que, il m'arrive de réussir à jouer avec. J'explique : Je m'endors et je me mets à rêver. En général, pas de problèmes, je fais des rêves qui ne suscitent pas l'inquiétude du dormeur que je suis...
Mais... parfois, la situation est telle qu'une petite alarme retentit. Juste un signal qui me dit "Là, Marie, c'est un rêve"! Je ne vais pas développer quand, pourquoi, comment. Ce que je veux dire, c'est que, à un moment, l'observateur conscient me prévient SANS ME REVEILLER et m'offre le choix de continuer dans un univers complètement aléatoire et surprenant. Me laisse un espace réel pour regarder où j'évolue.
Je ne sais pas si c'est très clair. Y a un moment où je m'observe rêver et je laisse "continuer" pour voir ce monde où je m'emmène. Incroyable, je me laisse continuer à dormir et je finis, hélas, à un moment, par me refondre au rêve sans plus le savoir. Mais pendant un moment, j'ai choisi d'aller plus loin, consciemment, dans le monde de l'inconscience... Et ça, ben mince, je voudrais bien en profiter plus, aller plus loin encore. Parce que les vrais mondes ailleurs à découvrir, passionnants, étranges avec des évidences interdites à ton intelligence éveillée, ils sont là! Intacts et renouvelés. Je me sens l'âme d'un pionnier des fois, tu vois? Un moment où j'ai la posibilité consciente d'évoluer dans l'inconscience. Et j'ai rarement ressenti, dans le réel, une curiosité , une envie, un désir aussi jubilatoires.

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